La Spiritualité d’Einstein :
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« Sa conception de l’existence était aussi inspirante que nombre de paroles de grands sages. Mais c’est à notre époque (soit un siècle plus tard) qu’elle révèle vraiment tout son sens :« L’être humain est partie d’un tout que nous appelons l’univers, une partie qui a ses limites dans le temps et l’espace. Nous faisons l’expérience de nous-même, avec nos pensées, nos sentiments, nos perceptions, comme si nous étions une entité distincte et séparée du reste.Mais ceci est une illusion d’optique de la conscience et cette illusion devient notre prison. Nous construisons une réalité dans laquelle nous n’incluons, par le biais de nos perceptions, nos désirs et sentiments, que nous-mêmes, les êtres et les lieux qui nous sont proches.Notre tâche d’être humain est de nous libérer de cette prison et d’élargir notre cercle à l’infini pour y inclure, dans l’amour et la compassion, tous les êtres, la nature et l’univers dans toute sa beauté. La vraie valeur d’un être humain se mesure à la capacité qu’il a à se libérer de ses limites et à vivre la totalité, la valeur infinie, illimitée de l’Être. Si l’humanité veut survivre, une manière radicalement nouvelle d’être et de penser est nécessaire. »Einstein signait déjà sans le savoir, les prémices d’une spiritualité visionnaire. C’était un grand rêveur qui aimait à dire que sa théorie de la relativité était née de ses fameuses rêveries solitaires.
Il accordait aussi beaucoup de temps aux réflexions philosophique et métaphysique, notamment avec Spinoza qui lui redonna le goût à croire en quelque chose de plus grand que soi après avoir été déçu très jeune de toute les religions, à commencer par le judaïsme.
A propos de ses rêveries religieuses, Einstein disait:
» Eh bien, je ne pense pas qu’il soit absolument nécessaire que la science et la religion soient de nature antinomiques. En fait, je pense qu’il existe un lien très étroit entre les deux.De plus, je pense que la science sans la religion est mutilée et, inversement, que la religion sans la science est aveugle. Elles sont toutes deux importantes et devraient travailler main dans la main. Il me semble que quiconque ne s’interroge pas sur la question de la vérité en matière de religion et de science pourrait aussi bien être mort. »Au début, ses découvertes en physique étaient ressenties comme un danger par bon nombre de théologiens. Il se faisait traiter d’athée voulant prouver la non existence de Dieu alors que c’était totalement faux. Einstein voulait au contraire montrer que tout ce qui est manifeste relève d’une dimension supérieure indéniable et il parlait déja de « religion cosmique »
Il disait:
« Je soutiens vigoureusement que la religion cosmique est le mobile le plus puissant et le plus généreux de la recherche scientifique. Elle consiste à s’étonner, à s’extasier devant l’harmonie des lois de la nature dévoilant une intelligence si supérieure que toutes les pensées humaines et toute leur ingéniosité ne peuvent révéler, face à elle, que leur néant dérisoire. »Quand on lui demandait de préciser de quelle manière il était « croyant « sans pour autant se rattacher à une religion, il rétorquait:
» Essayez d’appréhender avec nos moyens limités les secrets de la nature, et vous découvrirez que, derrière tous les différents enchaînements, il y a quelque chose de subtil, d’intangible et d’inexplicable. La considération profonde pour cette force au-delà de tout ce que nous pouvons comprendre est ma religion. Dans cette mesure, je suis, en fait, croyant. »
Le texte complet ici : http://unity.canalblog.com/archives/2012/12/22/25976513.html
et
Des citations d’Einstein sur le sujet